Aaaahhh… Le « buzz »… Ce mot a fait chauffer pas mal de claviers ces dernières années au point d’être devenu un terme qui a dépassé la simple technique marketing qui consiste à favoriser le bouche à oreille sur Internet. Aujourd’hui le terme de « buzz » aurait plus tendance à faire grincer des dents qu’autre chose. En effet, de nombreuses agences de communication n’ont pas hésité à vendre dans tous les sens cette publicité bon marché qui semble avoir atteint ses limites aujourd’hui. En effet, on connait maintenant un peu mieux les mécanismes du web et notamment de la blogosphère avec parfois quelques dérives qui ont entrainé une très mauvaise communication que l’on appelle le « bad buzz »…
Il est clair qu’une campagne mal ficelée ou maladroite peut avoir des conséquences réellement néfastes pour une marque, c’est pourquoi cette technique marketing doit être utilisée en toute intelligence car tout n’est pas « buzzable »! Ce qu’il faut retenir essentiellement c’est que ce genre communication doit prendre toute suite, si ça n’est pas le cas c’est que le contenu proposé ou ce que l’on souhaite vendre ne rentre pas dans cette mécanique. Clairement si par exemple une vidéo virale ne se diffuse pas malgré des efforts de propagation, il ne faut pas insister sous peine de devenir un peu « lourd ».
Ce qui se pratique généralement, c’est une première diffusion auprès de sites/blogs influents qui permettront de toucher un large public mais l’expérience nous a aussi appris que cette « sur-exposition » favorise aussi la critique, il faut donc proposer quelque chose de solide pour que d’une part le buzz prend et d’autre part que les commentaires qui vont apparaitre sur la toile restent positifs. Ce dernier point est probablement le plus important, c’est pourquoi il faut parfois choisir un autre moyen de communication par exemple dans le cas où l’on vend quelque chose qui pourrait diviser les opinions. Une gymnastique subtile qui commence tout de même à être bien maitrisée par une poignée d’agence de webmarketing.
Si le début de cet article peut paraitre assez redondant pour certains habitués de la chose, il y a tout de même de nouveaux paramètres à prendre en compte en 2010 : Les réseaux sociaux. En effet, si à une époque seuls certains blogs étaient capable de démolir le branding d’une marque (ou d’une personne) sur les moteurs de recherche, aujourd’hui tout le monde à un pouvoir SEO potentiel non-négligeable notamment avec Facebook ou Twitter qui arrivent à se hisser sans mal dans le top des SERPs. Concrètement, un utilisateur lambda a aujourd’hui tous les outils en main pour se faire entendre! C’est là qu’intervient le SMO car participer à la vie de ces réseaux permet aussi d’une certaine façon de canaliser les critiques en répondant directement à vos clients et pourquoi pas, si vous savez écouter, améliorer votre produit…
En bref, « buzzer » un produit, une marque ou un site n’est pas une chose simple, il faut savoir rester prudent et parfois savoir communiquer intelligemment car tout le trafic n’est pas toujours bon à prendre. Savoir bien cibler et écouter les Internautes n’est plus un luxe en 2010…