Que sera le web 3.0? Interface, P2P et applications en ligne!

A ses débuts, l’Internet tentait de reproduire ce qui existait déjà dans les médias traditionnels, on affichait du texte, des images puis un peu plus tard des vidéos avec l’avènement des hauts débits.
Dès cette époque les premiers utilisateurs y voyaient un espace de liberté sans limites, on était très loin d’imaginer ce qu’est devenu le réseau qui a pris une place considérable dans la vie des gens et remplace peu à peu les « vieux » médias… Si peut de personne n’avait cru au « moteur de recherche » de Google à ses début, l’annuaire de Yahoo! a vite mis la clé sous la porte basculant toute une économie d’une entreprise à une autre en quelques mois.

Puis est arrivé le Web 2.0 comme les spécialistes aiment à l’appeler, celui dans lequel tout le monde est interconnecté via les réseaux sociaux et où il est devenu très simple d’échanger et de s’informer.
L’Internet sera donc social ou ne sera pas, l’explosion des MySpace et autres Facebook en est l’exemple que ce modèle semble être effectivement l’avenir et ce que recherche les gens. On voit se construire petit à petit des cyber-sociétés, les gens s’organisent sur ces sites et y échangent comme on le faisait dans le « monde réel ».

Minority Report

Une nouvelle tendance qui commence aussi à vraiment émerger est celle des applications en ligne, de nombreux éditeur proposent maintenant des outils pour la rédaction de documents texte, d’édition d’image ou encore d’encodage de médias directement en ligne sans rien installer sur sa machine. Verrait-on là le web 3.0 se dessiner? Le web directement sur son bureau est-il l’avenir du réseau?

On peut clairement tabler sur cette théorie car on constate que les navigateur modernes s’adapte à cette tendance notamment avec Google Chrome qui propose une option pour « transformer » un site web en une application, Mozilla prend également se chemin.
Récemment on a pu découvrir Spotify qui est un petit logiciel qui permet d’écouter de la musique en streaming.
Concrètement on s’affranchit complètement du web contrairement à Deezer pour rester sur cet exemple. Le software va donc chercher tout son contenu directement sur le réseau et en utilisant une technologie P2P qui permet en plus de se passer d’infrastructures coûteuses.

Les sites de partage de vidéos en ligne commencent à montrer des signes de faiblesse économiquement tant leurs coûts de mise en œuvre ne permettent pas un rentabilité suffisamment efficace. Encore une fois on peut parier sur l’utilisation du P2P pour pallier à ce problème. Il n’aurait rien d’étonnant à consulter des vidéos en ligne via Windows Media Player, iTunes ou Rythmbox, pour moi l’avenir c’est ça, décentraliser les données et offrir les contenus en toute transparence. Pour citer un autre exemple, Twitter le nouveau truc « chébran » qui est souvent utilisé via une application sur son desktop, on peut très bien utiliser ce service sans jamais mettre les pieds sur le site. Encore une fois la centralisation des données montre ses faiblesses puisque ce site est souvent victime de son succès avec de nombreuses coupures (la fameuse baleine). Dans ce cas le P2P serait effectivement une solution pour répondre à ce problème.

Très clairement aujourd’hui on peut presque s’affranchir d’un système d’exploitation tant l’offre de services est grande. On peut très bien imaginer de stocker ses données sur un serveur distant et n’utiliser qu’un simple navigateur pour son utilisation quotidienne (même si ça n’est pas encore très vrai, c’est vraiment une tendance). Enfin tout les contenus « texte » peuvent eux aussi s’affranchir des interfaces web classiques notamment grâce aux flux RSS qui permettent de consulter des articles ailleurs que sur un site. Encore une fois, il est possible d’utiliser son bureau « local » pour afficher les actualités notamment par l’utilisation de gadgets/widgets ou par un simple agrégateur de contenu. Aujourd’hui on peut s’informer sans jamais ouvrir son navigateur, c’est le contenu qui arrive jusqu’à l’utilisateur et non plus l’inverse comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps que ça.

Même pour ces contenus plus « légers », le système d’hébergement et de stockage pose là aussi des limites, la révolution serait de partager depuis sa machine son propre contenu. Héberger à la maison, voilà bien un des enjeux de demain qui aujourd’hui est bridé uniquement à cause des Fournisseurs d’Accès à Internet qui limite trop l’upload. En y réfléchissant, à l’avenir il ne faudra probablement que quelques secondes pour rapatrier des contenus lourds (en terme de poids de fichiers), l’augmentation des débits sera alors inutile, je pense qu’il faut miser des taux d’upload plus élevés dès aujourd’hui afin de ne pas limiter le web à sens unique pourtant selon moi, les FAI brident l’évolution de l’Internet pour cette raison.

La vitesse… Dernier point qui selon moi vers lequel le web 3.0 va aller… On parle beaucoup de Real Time Web, une idée selon laquelle on aurait accès à tout, tout de suite. Google par exemple propose maintenant dans ses résultats des articles qui ont été publiés il y a quelques minutes, le streaming permet de consulter des médias directement depuis le réseau, etc… Cette notion va se développer, il faut que l’utilisateur puisse accéder à ce qu’il cherche instantanément. C’est tout l’aspect « téléchargement » qui est remis en cause finalement et le P2P tant décrié ses dernières semaine semble être l’avenir du réseau. La connexion à Internet est devenue presque aussi incontournable que l’électricité en son temps, réfléchir aujourd’hui à toutes ses possibles évolution, ce sera ça aussi le web 3.0

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4 comments — poster un commentaire

aZoo

J’aurais également considéré la part d’intégration du web dans notre quotidien. Nous migrons d’une mentalité ou la vie réelle tente de s’immiscer sur la toile, vers celle ou c’est la toile qui s’immisce dans cette première.
J’en veux pour preuve la mutliplication de netbook, smart phone, offre 3G gratuites le W-E, acces WIFI dans les avions, streaming flash sur nos télés, bientôt les frigos-mp3 et j’en passe, on essaye de nous fourguer du web dans les moindres recoins de notre vie (et j’aime bien ça :) ).

Combiné à la centralisation des données sur serveur ça revient au « tout, toute de suite, n’importe où, dans toutes les circonstances » que tu évoques.

Audiofeeline

>> J’aurais également considéré la part d’intégration du web dans notre quotidien
C’est un autre article en cours de rédaction ça. :)

Sinon la décentralisation n’empêche absolument pas d’avoir accès à tout instantanément, je reprend mon exemple de Spotify.
C’est « juste » un aspect technique, rien de plus qui comme je le disais dans mon article est aussi un moyen de mieux rentabiliser un service web.

aZoo

Tout d’abord, je suis désolé, j’ai oublié de mentionner que j’aimais bien ton article :)
Seulement je suis toujours à vif quand je vois « web 3.0″ quelque part …

Aussi, je me suis mal exprimé, par centralisation je voulais plutôt dire que nos données ont tendances à être de plus en plus stockées sur la toile et non plus sur nos stations de travail (qu’elles soient statiques ou non).
L’avantage certain est l’accès à partir de n’importe quel vecteur de connexion à internet, gros inconvénient : à moins de solutions payantes (et par définition moins populaires), quid de la confidentialité et sécurité de ces données…. ouhla … je m’emporte, c’est pas de ça que l’on parlait ;)

Audiofeeline

La confidentialité c’est effectivement un autre problème qui se pose déjà.
Pour ce qui est de décentraliser je pensais plus aux contenus que l’on souhaitent partager et pas forcément les choses que l’on préfère qu’elles restent sur notre machine.

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