Depuis quelques heures maintenant les États-Unis viennent de fermer Megaupload, le service de partage de fichiers en ligne. Accusé d’avoir engendré une perte de plus de 500 millions de dollars à l’industrie du divertissement, rien que ça. Alors que mercredi l’Internet avait mis en place un blackout contre la SOPA (Stop Online Piracy Act), c’est une victoire pour la censure. Bien triste nouvelle pour le web donc.
S’il est évident que cette fermeture ne va rien changer au problème il est tout de même intéressant de constater que l’offre légale n’attire toujours pas les utilisateurs préférant payer un forfait dans les 60€ par an sur plusieurs plateformes de ce genre plutôt que de donner 5€ par mois à un Deezer par exemple. Là est clairement le problème, les ayants (trop de) droits ne se remettent toujours pas en question, leurs services moisis ne fonctionneront que le jour où ils se donneront les moyens. Aujourd’hui encore et après plus de 10 ans d’attente, télécharger légalement relève encore du défi.
« Cette action est justifiée par le cas de crime contre le copyright le plus important jamais identifié par les États-Unis et vise directement le mésusage d’un site public de stockage et de distribution pour commettre et faciliter les crimes contre la propriété intellectuelle. »
La fermeture de Megaupload.com n’inquiète pas les pirates qui se sont déjà tournés vers d’autres moyens de partage depuis plusieurs années d’autant plus qu’il existe des centaines de milliers de services de ce genre dans le monde. Concrètement cette action va je pense favoriser les alternatives au DDL qui sont encore plus incontrôlables.
Je ne sais pas vous mais censurer Internet n’est franchement pas la meilleure des solutions pour me donner envie de continuer à consommer du divertissement. Au contraire j’aurais pour ma part plutôt tendance à arrêter d’acheter de la musique et des DVD lorsque je vois comment se comporte cette industrie…
Notons également que Megaupload devait proposer son offre légale sous le nom de Megabox afin de répondre à la forte demande mais hélas il semblerait que l’industrie du divertissement n’a pas jugé bon de traiter avec l’un des plus gros acteurs du web. L’histoire se répète donc, je pense bien évidemment à Napster qui s’était fait attaqué de toute part avant même d’avoir pu faire ses preuves. Aujourd’hui on se retrouve avec un iTunes qui n’est ni plus ni moins qu’un Napster légal. Concrètement, je pense très sincèrement que l’avenir est clairement tourné vers ce genre d’offres mais comme à leur habitude, les acteurs de cette industrie vont attendre de s’enfoncer encore plus pour se faire une raison. Un offre légale intéressante ? Dans 10 ans peut-être…
Publié dans la catégorie Internet et web 2.0 le 19/01/2012 à 22:17.
La fameuse mise à jour de Google sobrement nommée « Panda » a pas mal secoué le petit monde très fermé du référencement. En effet, ce changement dans l’algorithme de Google tente de filtrer ce que l’on appelle les « fermes de contenu » ou plus clairement, les sites qui produisent du spam dans les résultats de recherche. Bien entendu, cette chasse aux sorcières est tout à fait louable sur le papier, c’est d’ailleurs un peu la marque de fabrique du géant de la recherche et qui explique en partie son succès à travers le monde.
Problème : De grosses entreprises ont été touchées par ces modifications et ont perdu énormément de trafic, autant vous dire que certaines d’entre-elles ne s’en relèveront pas et mettront la clé sous la porte. Si en tant qu’utilisateur, on peut effectivement trouver qu’un site n’a pas sa place sur une requête donnée, ça n’est pas forcément vrai pour tous les utilisateurs alors pour un bot…
Soyons clair, l’arrivée des réseaux sociaux a changé la donne, aujourd’hui si les moteurs de recherche ne sont pas encore has been, ils sont menacés par ces sites où l’utilisateur a tout contrôle, où il peut choisir les marques et produits qui le correspondent. On le voit bien avec Google Panda, le référencement est quelque chose de fragile et on ne peut plus compter sur lui à 100%. L’erreur à ne pas commettre c’est de tout miser sur lui. Pour prendre un petit exemple, regardons Wikio qui est (était) une véritable bête de référencement ne compte qu’à peine un millier de fans sur Facebook. On peut aisément penser qu’un tel site communautaire aurait bien sa place sur les réseaux sociaux pourtant il semblerait que toute l’énergie a été déployée pour son référencement. Pas de doute que la mise à jour de Google qui peine à arriver en France risque de déclasser ce site si j’ai bien compris l’ensemble des modifications de l’algorithme. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
On le voit bien désormais, un business qui ne dépend que d’une seule entité est dangereux, dans l’idéal il faut que les utilisateurs puissent vous trouver partout sur la toile et pas seulement via les moteurs de recherche. Cela passe bien entendu par la publicité, le marketing viral et par une forte visibilité sur la plupart des réseaux sociaux. Le cas de l’entreprise Akibag est intéressant même si on peut estimer que l’on se trouve à l’autre extrême. Cependant, les réseaux sociaux sont dynamiques et en perpétuelle évolution. On peut facilement trouver de nouveaux visiteurs/clients sans à avoir à s’inquiéter de l’avenir car le futur est déjà là. Que ce soit Twitter ou Facebook (les plus populaires), il semble évident que le web va évoluer dans le sens du social. Même si demain un autre réseau devient à la mode, il sera aisé de se faire une place et de retrouver sa clientèle.
A plus faible échelle, ce changement d’algorithme va être catastrophique pour les petites entreprises qui survivent à peine grâce à Internet. Pourtant ce ne sont pas elles qui vont investir lourdement dans la publicité en ligne (comprendre AdWords). Selon moi cette mise à jour risque de ne pas être très juste pour tout le monde d’autant plus qu’il semblerait que cela affectera également les sites de contenus (légitimes selon moi) qui répondent à des demandes fortes à un moment donné. Pourtant le « buzz » est quelque chose qui fait partie des fondement du web…
Difficile de savoir ce qui va se passer sur la version française de Google car chez nous les fermes de contenus sont plus rares. Ce qui est sûr c’est que certains entrepreneurs vont rapidement abandonner car de mémoire de webmaster, on a jamais vu un changement aussi violent sur Google… Ça va faire mal !
Publié dans la catégorie Internet et web 2.0, Référencement et webmastering le 08/11/2011 à 5:57.
Si je me rappelle bien, cela doit faire un peu plus de 10 ans maintenant que je fais du web, en tant qu’acteur du plus grand réseau d’informations mondial on en a vu défiler des choses, des changements techniques, la démocratisation du haut débit, le web 2.0 et ses réseaux sociaux et j’en passe. Du plus loin que je me souviens de mes premiers pas sur Internet c’était chez un pote qui était connecté avec un modem 36000 bauds et discutait sur les newsgroups via le bon vieux Outlook (via le FAI Oléane si ma mémoire ne déconne pas). A l’époque on ne parlait pas réellement de web, on échangeait des messages, des photos et des vidéos pour les plus courageux (qui pesaient quelques ko à l’époque). Très clairement on sentait bien qu’il y avait là quelque chose de gigantesque qui se préparait mais nous n’avions aucune idée de ce qu’allait devenir ce réseau.
Sont alors apparus les modems 56k qui permettaient d’atteindre des vitesses fulgurantes (comprendre 5ko/s pour les plus chanceux). Je crois que c’est à partir de ce moment là que des sociétés comme AOL, Freesurf ou encore Club Internet ont explosés. On ne compte pas le nombre de CD gratuits que l’on trouvait partout offrant des heures d’Internet. Car oui, les forfait étaient limités, j’ai dû commencé avec 5h chez AOL qui était un des leader du marché. Je me rappel encore d’un mur de ma chambre d’ado qui était orné de ces CD qui faisaient une bien belle décoration !
La France ne semblait pas trop y croire, la télévision parlait très peu d’Internet jusqu’à cette période. Il faut dire qu’au début, le réseau était essentiellement utilisé par quelques scientifiques et autres geeks fans de porno Star Wars. Ensuite les choses sont allé très vite, on parla alors de haut débit, toutes les sociétés voulait absolument un site Internet, c’était la bulle qui a vite explosé laissant sur le carreau de très nombreux investisseurs qui avaient mis de l’argent dans de nombreuses startups réellement farfelues.
L’avènement du haut débit et des conséquences que cela entraina fit d’Internet un média incontournable, aujourd’hui la plupart des foyers sont équipés, les services en ligne se comptent maintenant par millions.
Si j’en crois le premier billet, j’ai commencé à bloguer le 13 décembre 2006 à 15:52. A l’époque je faisais un site d’humour avec des vidéos débiles, c’était le début de la mode du « buzz » et du référencement facile. de 10 à 20000 visiteurs uniques par jour, c’était une niche très porteuse qui m’a rapidement fait comprendre les enjeux financier du web. La base de donnée de mon blog a vraiment bien bourlingué, je ne me rappelle plus quand je suis passé de DotClear à WordPress mais c’est à partir de ce moment que j’ai commencé à réellement écrire.
J’en ai fait du chemin depuis ma première page sur Mygale, ça parait si loin pourtant ça ne l’est pas tant que ça. C’est tout de même fou à la vitesse sont allé les choses. NOTRE Internet que nous avons bâti de nos mains a connu de profonds changements ces dernières années, aujourd’hui il faut compter sur les réseaux sociaux avec les conséquences qu’ils ont sur la vie des gens. La vidéo en HD était une chose impensable il n’y a pas si longtemps…
Mine de rien, Internet a radicalement changé notre quotidien et semble aujourd’hui menacé par les gouvernements qui y voient probablement une trop grande liberté d’expression pour les citoyens. Des textes fasciste comme l’HADOPI sont le symbole de cette tentative de contrôle. Une politique qui rappelle celle qu’on subit les radios pirates, quand on voit ce que sont devenues les Fun Radio et autres Skyrock, on prie pour que cela n’arrive jamais au web.
J’en avais déjà parlé dans un autre billet (que je ne retrouve plus) mais très clairement ces politiques extrémistes visant à censurer Internet engendre d’autres extrêmes, on peut parler du réseau Anonymous dont on ne compte plus le nombre d’actions qu’ils ont mené. Il est évident qu’Internet est et doit rester incontrôlable. Toutes les mesures de filtrages n’y peuvent rien, le réseau peut facilement s’adapter à ces politiques fascistes. Sous couvert de piraterie et de pédopornographie, l’idée est claire : avoir un contrôle total de l’information. La Chine est le meilleur exemple de cette tentative de filtrage.
On ne peut pas nier qu’Internet et plus généralement les réseaux d’informations sont très importants pour le citoyen qui doit absolument savoir ce qui se passe dans son pays mais aussi dans les autres. Des organisation comme Wikileaks montrent bien les changements que subissent notre société, Internet a participé très largement à cela offrant plus de libertés aux Hommes. On a jamais été aussi bien informé aujourd’hui ce qui influence énormément notre capacité à analyser et à faire des choix notamment en politique.
Internet n’est pas tout rose, c’est évident toutefois le jeu en vaut la chandelle, défendre notre liberté numérique est l’un des challenges d’aujourd’hui.
Publié dans la catégorie Informatique et logiciels, Internet et web 2.0 le 24/09/2011 à 9:37.
Ces dernières années l’explosion des réseaux sociaux a permis à des millions de gens de se connecter entre-eux. On peut citer les plus célèbres comme MySpace ou plus récemment Facebook. Ces sites permettent de partager avec ses amis des photos, des vidéos mais surtout des tranches de vie privées qui doivent rester dans le cercle de ses relations. Toutes ces informations collectées sont parfois accessibles à tous et notamment via les moteurs de recherche.
De plus en plus les ressources humaines font des recherches sur Internet sur de futurs employés afin de mieux les connaitre c’est pourquoi il est important de soigner son image sur le web. Pour bien réussir son personal branding il faut bien prendre soins de ne diffuser que des informations pertinentes sur vous, il faut aussi faire un peu de veille sur votre nom dans les moteurs.
Pour commencer, essayez de vous mettre à la place de quelqu’un qui vous chercherait dans Google, regardez les premiers résultats mais aussi les images qui peuvent en découler, en effet le cas de Nicolas Sarkozy qui apparaissait sur la requête « trisomique » n’est pas un cas isolé par exemple. Il se peut que des photos soient diffusées par vos amis, n’hésitez pas à leur demander d’en retirer quelques unes si vous estimez qu’elles pourraient nuire à votre image. Essayez à l’inverse de diffuser des photos qui vous mettent en valeur.
Ensuite, il est possible que des pages apparaissent avec votre nom dans les résultats de recherche, regardez d’où elles proviennent et si c’est possible n’hésitez pas à les améliorer en mettant en avant vos qualités et pourquoi pas votre curriculum vitae. L’idée est de maîtriser tout ce que Google peut afficher sur la première page de recherche, vous pouvez par exemple créer un Facebook, un MySpace ou encore un Twitter à votre nom qui se positionneront assez simplement tant ces réseaux ont un réel poids en référencement.
Nous avons aussi vu apparaitre ces dernières années des blogs où l’auteur n’hésite pas à utiliser son nom, ce peut être une bonne chose si les billets rédigés ne sont pas trop orientés politiquement ou si vous ne lynchez pas votre ancien patron par exemple… Il faut rester très neutre dans les informations que vous diffusez, imaginez que vous ayez un blog sur lequel vous parliez de vos actions syndicalistes, même si l’idée est louable un éventuel employeur pourrait voir cela d’un très mauvais œil…
Enfin pour conclure il est important de veiller à ce que toutes les données que vous pouvez fournir à un site quel qu’il soit ne puissent pas nuire à votre image de marque. Pensez comme une agence de marketing, quels sont les qualités du produits (vous) et où puis-je les mettre en avant ? Pour finir sur une petite note d’humour, je vous invite à consulter le CV vidéo de Mathieu Vaidis qui avait fait pas mal de buzz à une époque ce qui n’avait pas forcément amélioré son image : Le vidéo CV qui déchire tout !
Publié dans la catégorie Internet et web 2.0, Publicité, buzz et marketing le 24/09/2011 à 6:18.
Dernier né des réseaux musicaux, ZikCard s’affiche comme une alternative intéressante à MySpace en proposant l’essentiel des outils pour les groupes. Avec une interface clair et épurée. Il est possible de rédiger sa biographie, d’ajouter des photos et d’envoyer sur le site quelques mp3. Au programme également un système d’actualités mais aussi un module d’agenda qui permettra de diffuser les dates de concerts. Très pratique, en 10 petites minutes votre page est créée et à tout moment vous pouvez effectuer des modifications.
A des années lumières du MySpace et ses profils clignotants à base de gifs animés, ZikCard n’affiche aucune publicité, un choix de leurs jeunes créateurs bretons qui souhaitent faire de leur site un espace libre et indépendant. On ne sait pas encore comment tout cela sera financé mais l’idée est très bonne et ne demande qu’à évoluer.

Publié dans la catégorie Internet et web 2.0, Musique, vidéo clips et arts du spectacle le 17/09/2011 à 13:38.
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