O Safari – Taxi

O Safari - TaxiComment définir le son de O Safari ? Electro ? Electro vintage ? Toujours est-il que ce duo originaire de Rennes vient de publier son premier EP intitulé « Taxi » mené par le titre du même nom (ci-dessous). 6 titres qui s’écoutent sans prise de tête. Je ne dirais pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’easy-listening puisqu’il y a tout de même derrière tout ça un vrai travail avec les machines et les claviers. Je dois avouer que je n’ai pas vraiment l’habitude de ce genre mais très honnêtement le titre Taxi m’a tout de suite envoûté comme une invitation à la danse dans un club qui ferme à pas d’heure. Le groupe ne se contente pas pour autant de morceaux « disco », la basse de Vegas Run m’a toute suite fait penser à Air, j’imagine que c’est l’un des groupes qui a pu les inspirer.

Inspiré. C’est le mot car avec des sonorités réellement vintages et des mélodies relativement simples on se laisse emporter comme avec la ballade « Télévision » ou encore « St Vincent » qui rappellera les générique des séries des années 80. C’est peut être ça O Safari finalement, un voyage temporel à travers le son même si tout cela est réellement moderne. Une bonne pioche donc pour un premier EP qui promet un bel avenir à ce jeune groupe qui devrait, je crois, rencontrer son public rapidement. Une musique attirante qui ne plaira peut être pas à tout le monde mais je suis sûr que les détracteurs l’écouteront en cachette.

Time For Energy – EP

Time For Energy - EPDécouvert à Nantes, le groupe Time For Energy a le mérite de bien porter son nom. Il est clair que sur scène ces furieux savent bien mettre l’ambiance, un show sympathique qui donne réellement l’envie de les découvrir vraiment. C’est là qu’intervient leur premier EP qui contient tout de même 7 titres (dont un live). Du rock, power rock ? Screamo peut être, en tout cas ça défouraille bien sans pour autant être ultra-extrême. La galette s’écoute bien, la prod pas du tout dégueulasse et des compositions qui vous donneront a coup sûr l’envie de secouer la tête dès la première écoute. On y retrouve la plupart des codes du genre ce qui devrait ravir les fans. Le petit coté mélodique rappellera un peu les Deftones mais il est clair que les Time For Energy sont bien plus énervés.

On peut voir ce premier EP comme un bon coup de poing dans la gueule mais on les attendra au tournant avec un véritable KO technique. Ce qui est certain c’est que ces petits gars on de l’énergie à revendre et ils le montrent en concert. Certain aussi qu’ils ont trouvé leur vitesse de croisière, pas de doute qu’on les retrouvera un jour avec un vrai album. A découvrir.

UNKLE – Psyence Fiction

UNKLE - Psyence Fiction15 ans ! C’est l’age qu’a ce premier album du groupe UNKLE. Psyence Fiction est pour moi un album culte qui n’a pas pris une ride, preuve en est que je l’écoute toujours avec autant de plaisir. L’incontournable « Lonely Soul » ou encore « Rabbit In Your Headlights » avec Thom Yorke au chant sont autant de petites pépites musicales qui rendent cette galette incroyable. Ce qui étonne avec le recule, c’est probablement ce son qui n’a absolument pas vieilli, c’est le genre de chose qui arrive assez facilement dans la musique électronique. Il faut dire qu’UNKLE a réellement un style qui lui est propre, entre beats hiphop et les nappes de synthétiseurs. Le titre « Be There » (ci-dessous) en featuring avec Ian Brown est je crois assez représentatif de l’ambiance qui se dégage de Psyence Fiction.

Des rythmes parfois sauvages accompagnés de grosses basses sans pour autant être brutal, UNKLE avait tout de même frappé fort à l’époque. Personnellement, après toutes ces années je l’écoute toujours régulièrement et je ne m’en suis toujours pas lassé.

Breakdown Of Sanity – Mirrors

Breakdown Of Sanity - MirrorsIl y a des styles musicaux qui répondent à des codes et il est parfois difficile de sortir du lot. C’est souvent le cas avec les groupes de deathcore qui utilisent les artifices du genre. Breakdown Of Sanity a sorti « Mirrors » l’an dernier, un second album de très bonne facture qui se démarque essentiellement par ce curieux mélange de deathcore avec un pointe d’électro très bien dosé, ce qui lui donne une certaine identité. Un atout dans cette scène relativement « formatée ». Il faut dire que les gars de Breakdown Of Sanity sont de bons musiciens et arrivent à nous surprendre parfois avec des changements inattendus. Avec un zeste de mélodique, des titres étonnent comme l’excellent « When Silence Breaks » sort son épingle du jeu.

Certes, le groupe utilisent effectivement les codes (pour ne pas dire stéréotypes) du deathcore mais fort heureusement, le style original leur permet clairement de se démarquer de ce qui se fait ailleurs. Certains puristes sauteront peut être au plafond en entendant des passage un peu dubstep mais c’est là où Breakdown Of Sanity puise sa source : l’electro. Sans pour autant en abuser, les machines sont là pour appuyer un gros son qui tâche et viennent même parfois barbouiller les grattes un peu trop propres par moment. Un petit coté « indus » qui ne plaira pas à tout le monde, c’est certain mais ce n’est pas pour cette raison que le groupe produit un son trop lisse. Ça joue, ça blast, ça gueule constamment. Bref, c’est ce qu’on attendant d’eux.

On pourrait craindre que le coté mélodique « salisse » un style qui se veut brutal mais Breakdown Of Sanity n’en abuse jamais. Certains de ces passages ne sont juste là comme pour faire une petite pause dans des morceaux réellement violents. Ça n’arrête jamais, les riffs s’enchaînent dans tous les sens, ici pas de pitié.

Un album à ne pas mettre entre toutes les oreilles mais qui devrait convaincre les plus exigeants. Comme quoi en Suisse, on ne fait pas que du chocolat…

Deftones – Koi No Yokan

Deftones - Koi No YokanCe qu’il y a de bien avec les Deftones c’est que l’on est rarement déçu (surtout quand on est un grand fan). Si le précédent opus n’avait semble-t-il pas trop marqué, avec Koi No Yokan le groupe mené par Chino Moreno semble retrouver sa voie avec des ballades comme on les aime mais avec aussi des parties bien plus lourdes que l’on avait pas l’habitude d’entendre avec eux. Il faut dire que Deftones a toujours eu cette capacité à étonner en se renouvelant à chaque nouvelle galette. Personnellement avec Diamond Eyes, il m’avait fallu quelques écoutes pour vraiment m’imprégner, ici on rentre directement dans le sujet sans pour autant être déstabilisé. Le son de Deftones est clairement identifiable, dès la première note on sait à qui on a à faire pourtant il est certain que ce petit bijou propose des choses que le combo ne nous avait encore jamais fait. C’est d’ailleurs probablement ce qui fait la force de ce groupe.

Entre ambiances planantes et riffs rentre-dedans, Koi No Yokan n’est peut être qu’une sorte de mélange de ce que Deftones fait de mieux, ils arrivent toujours à nous emporter après toutes ces années et c’est probablement le signe d’un très grand talent. J’en suis bien entendu convaincu mais depuis toutes ces années, ce groupe a accompagné ma vie apportant des souvenirs avec chaque morceaux, difficile donc d’être objectif mais je crois qu’ils ont toujours gardé leur public même s’il est certain que beaucoup auront décroché avec White Pony qui selon moi avait marqué un tournant dans leur histoire. Sans pour autant être trop « pop », Koi No Yokan est un album passe-partout que l’on écoutera avec plaisir pour peu que l’on aime un minimum le rock et le metal.

Le mieux c’est encore de l’écouter, vous le trouverez un peu partout en streaming ou en téléchargement. De toute façon vous allez le pirater bande de gros dégueulasses que vous êtes.

« Hot Problems » de Double Take : Probablement la pire chanson au monde…

On avait rarement entendu un titre aussi mauvais. Rebecca Black avec son morceau « Friday » peut aller ce rhabiller car le duo de Double Take a tapé encore plus fort avec leur single « Hot Problems » dont tout le budget semble être allé dans le clip. Je vous préviens tout de suite, c’est parfaitement inécoutable et si vous souhaitez réellement tendre l’oreille, il est possible que vous soyez pris de convulsions. Et en route pour le bad buzz ! \o/

Duck Sauce – Big Bad Wolf

C’est avec le titre Barbra Streisand que le groupe electro Duck Sauce s’est forgé une très bonne réputation. Leur nouveau titre Big Bad Wolf s’est offert le luxe d’une excellente vidéo réellement décalée qui je n’en doute pas saura vous surprendre…

TISM – Everyone Else Has Had More Sex Than Me

Excellent clip du groupe TISM pour le titre « Everyone Else Has Had More Sex Than Me » réalisé en flash par Bernard Derriman qui raconte la triste vie d’un petit lapin qui baise moins que tout le monde. L’animation est très bien réalisée et colle parfaitement au morceau.

The Dream Rockers – Don’t Try To Fool Me

Excellent clip des The Dream Rockers pour le titre Don’t Try To Fool Me dans lequel Adanowsky et Teri Gender Bender se ballade à poil dans les rues de Paris. Une dispute qui a le don de bien surprendre les passants ! Un bon moyen de faire le buzz et de se faire connaitre. Un groupe à découvrir.